Séjour détente à Szczawnica

27 novembre - 6 décembre 2019

Merci à Vincent COURDENT pour son récit de voyage

Un voyage en Pologne

du  27 novembre au 6 décembre 2019, sous la houlette de la présidente de « Ballada »

L‘ARRIVÉE  A  CRACOVIE

Une première surprise se présente à l‘atterrissage, sans que les voyageurs s’en rendent compte vraiment, car, au lieu de toucher le tarmac, l‘avion reprend de la hauteur et poursuit sa route ! Il sera expliqué bien plus tard, que la cause de ce « prolongement » est due au brouillard qui règne dans cette vallée, et par mesure de sécurité,  la compagnie aérienne « Ryanair » a jugé préférable de choisir un autre aéroport distant d’une bonne centaine de kilomètres. C’est ainsi que l‘avion se pose à Katowice.

Un balai d’autobus se présente alors devant l‘aéroport pour « secourir » les voyageurs en souffrance ! Certains sont gratuits, car subventionnés par la compagnie aérienne, tandis que d’autres voient dans cette désorganisation l’opportunité de réaliser une bonne affaire, et c’est ainsi que, moyennant finances, les taxis s’apprêtent à prendre en charge les personnes « pressées » - les gens d’affaires notamment - que la perte de temps a malencontreusement importunés !

Grâce à Wanda – une fée en personne – la barrière de la langue n’existe pas. Elle se déplace et se faufile partout aussi à l‘aise qu’un poisson dans l‘eau ; elle parle, se renseigne, disparaît à nos yeux et réapparaît avec un large sourire, munie d’une explication qui met un terme à l‘anxiété générale !

Le retour en autobus vers Cracovie est une opportunité pour les personnes qui n’ont jamais mis les pieds en Pologne. En effet, celles-ci découvrent de nouveaux paysages, des villages et des maisons à l‘architecture jusqu’alors inconnus. Un sentiment de « fraîcheur » se lie sur le visage de ces nouveaux arrivants !

LA  VILLE  DE  SZCZAWNICA

Szczawnica est une ville située aux pieds des montagnes, et qui se caractérise notamment par la présence d’un établissement dans lequel il est possible de bénéficier d’une cure associée à des soins corporels. La journée touchait à sa fin, et le hasard fit que le premier groupe était en train de pénétrer dans l’hôtel, où chacun fut invité à découvrir sa propre chambre.

L‘extérieur du bâtiment, auquel les curistes accèdent, est précédé de magnifiques marches banches, qui s’étalent sur le flanc de la montagne. Puisque cet ensemble propose des soins, un nombre impressionnant de femmes trouvèrent, à cet endroit, l‘occasion et même l‘opportunité de se faire soigner, tandis que les hommes apparemment mieux portants, ne souhaitèrent pas suivre le mouvement, et préférèrent donc rester assis sur les bancs, en attendant que leurs compagnes reviennent revêtues d’une nouvelle jeunesse !

A Szczawnica, une rivière coule dans le fond de la vallée, toute proche, et offre ainsi  l‘opportunité de longues et agréables promenades au son de l‘eau qui clapote sur les cailloux, tandis que le regard se porte sur les demeures qui avoisinent le bord du chemin et que les nombreux propriétaires se mettent à restaurer. Que de beautés s’étalent ainsi sous les yeux des promeneurs !

Sur les conseils de Wanda SAPUTA, qui connaît la région comme sa poche, les meilleurs restaurants, les plus typiques, sont repérés, et c’est à l‘intérieur de ces derniers, que la richesse culinaire de la cuisine polonaise fut appréciée des Français. De fait, la variété des plats qui y furent dégustés, firent le charme de ces épicuriens !

LE  SÉJOUR A CRACOVIE

Contrairement à une idée préconçue, Cracovie n’est ni un village, ni une petite ville, mais une magnifique agglomération de plus d’un million d’habitants !

L‘hôtel POLONIA, qui nous abrite, a le privilège de se situer à proximité immédiate de la vieille ville, ce qui offre l‘avantage de découvrir à pied toutes les curiosités de son riche patrimoine. Le centre historique est quadrillé de rues piétonnes, où les visiteurs peuvent déambuler en toute tranquillité et flâner sans crainte d’être renversés, tout en admirant la beauté des magasins richement achalandés.

Deux moyens de locomotion frappent immédiatement l‘œil du touriste ː la multitude des rails qui sillonnent la ville et le déplacement harmonieux et sans bruit des tramways qui emportent les voyageurs. Mais, sans conteste, la palme revient aux calèches de l‘ancien temps, élégantes, peintes en blanc laqué, que tirent des chevaux richement harnachés, et que des dames revêtues d’un chapeau haut de forme, conduisent avec un naturel surprenant ! 

Une guide remarquable

La visite de la ville et de ses nombreux monuments historiques (églises, châteaux, musées, universités et autres particularités, etc … , ont été mis en valeur par les explications d’une guide particulièrement remarquable. Utilisant la langue de Molière sans aucune faute, ni accent, elle permit au groupe de saisir, non seulement l‘histoire de la ville, mais d’en pénétrer l‘âme profonde, par le choix de détails qui ne purent qu’embellir la grandeur et la fierté du pays !

Sans citer toutes les visites auxquelles cette guide a participé, il y eut notamment le château « WAWEL », la cathédrale, la halle aux draps, et, hors de la ville, à plusieurs encablures de l‘agglomération, la seconde ville de Cracovie ː « La création de la métallurgie communiste », et son église en forme de bateau construite par les habitants eux mêmes !

Le veilleur occis par une flèche

Pour se protéger d’une menace ennemie toujours possible, une haute muraille entourait la ville de Cracovie, et du haut de l’une de ses tours, un veilleur très vigilant, scrutait l‘horizon, afin d’avertir la population en cas de danger.

Alors qu’un jour la ville fut envahie par les Mongols - « Ces hommes aux yeux bridés ! » – dixit
ANIA -, l’alerte fut donnée par le veilleur qui, au moyen d’une trompette, réveilla les habitants. Toutefois, il ne put achever le son qui sortait de son instrument, pour la simple raison qu’un soldat réussit à lui transpercer la gorge à l‘aide d’une flèche lancée de son arc !

Afin de se souvenir de cet acte héroïque, toutes les heures, au même moment, un trompettiste reprend intégralement le chant de ce veilleur, et s’arrête à l‘endroit précis, où il fut tué, ce qui fait que la mélodie n’est jamais achevée !

Le marché de NOËL

Le charme de Cracovie fut rehaussé par les lumières, les guirlandes qui illuminaient les rues, mais aussi par la présence de nombreux stands qui se trouvaient installés sur la place principale de la ville, rappelant que la fête de Noël était proche. Il y régnait une ambiance chaleureuse, animée et vivante. A l‘intérieur des terrasses spécialement aménagées autour de la place, et protégées par des cloisons en verre, de nombreuses personnes dégustaient avec plaisir du vin chaud, et l‘odeur de saucisses grillées se répandait tout à l‘entour !

La visite de deux sites remarquables

A quelques encablures de Cracovie, deux visites emblématiques furent proposées ː les mines de sel et les camps de la mort.

L‘extraction du sel gemme - l‘or blanc de cette région – n’existe plus, mais il est possible d’admirer l‘ampleur et la longueur des galeries, d’où cette matière noble y fut extraite dans le passé. Un escalier aux marches innombrables permet d’atteindre le fond des dites galeries et, fort heureusement, un ascenseur identique à celui qu’utilisaient les mineurs du Nord de la France pour extraire le charbon, permet aux visiteurs de remonter à la lumière du jour avec aisance, ce qui fut grandement apprécié !

Distants d’une soixantaine de kilomètres de Cracovie, il  y a aussi les camps d’AUSCHWITZ et de BIRKENAU. La tristesse qui règne dans ces lieux fut grandement assombrie par un froid glacial qui régnait ce jour-là, et la présence d’une fine couche de neige qui recouvrait l‘ensemble des champs alentours et des bâtiments encore en place.

 

LE  RETOUR EN FRANCE

Le retour à l‘aéroport de Charleroi fut accompagné d’une pluie « soutenue », ce qui contraignit le groupe à regagner avec précipitation les trois mini-bus qui les attendaient. C’est dans ce contexte que chacun regagna la France et son domicile, sans les effusions et les embrassades qui caractérisent généralement une fin de vacances !

Au terme de ce voyage, une décision s’impose, celle d’apprendre la langue polonaise. Certes, elle comporte beaucoup de consonnes, mais les sons restent agréables à l‘oreille. C’est promis, il faudra faire un effort de ce côté là !

Il ne reste donc plus qu’à écrire le mot de la fin ː « do widzenia », ce mot qui phonétiquement se prononce en français « do vid chènia », c'est-à-dire ː Au revoir !

 

 

Fait à Fleurbaix, le 10 décembre 2019                                              Vincent COURDENT

Szczawnica :

Cracovie :

Mine de sel - Wieliczka :

Auschwitz Birkenau :

Association culturelle franco-polonaise BALLADA : Association Loi 1901